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Comment vivre sans père Noël ?


 

Voilà une semaine que j’essaie d’écrire un article sur le téléphone portable, quand je réalise que pour un 24 décembre il serait plus à propos de publier sur un fait d’actualité !

 

Les cadeaux de noël. Oui on en entend tous les jours sur la surconsommation, la pollution, le plastique, les petits enfants de l’autre bout du monde qui fabriquent des jouets pour ceux de notre bout. Ca donne quoi.. ? de la culpabilité, qu’il faut vite noyer dans une coupe de champagne et un bon demi paquet de papillotes…

 

A cet instant je me pose juste cette question essentielle : pour quelle raison est-ce que je fais des cadeaux à Noël ?

 

Prouver à ma famille que je les aime ? j’espère qu’ils s’en doutaient déjà un peu

 

Faire plus de shopping à une période où on se gèle dehors et où on fait la queue partout ? certainement pas

 

Eventuellement montrer une autre façon de consommer, choisir des produits locaux, biodégradables, équitables, manufacturés localement… en bref se donner bonne conscience ! Mais n’est-ce pas simplement l’autre face de cette même culpabilité déjà évoquée ?

 

Soyons honnête, je fais des cadeaux parce que pour noël tout le monde fait des cadeaux. Point. Dans l’effort, sans aucune impulsion créative. La magie de noël s’est envolée avec le père noël à mes 6 ans quand je me suis levée en pleine nuit voir s’il était passé et que je suis tombée sur mes parents posant les paquets au pied du sapin. Après cela ne sont restés que les artifices entretenus.

 

Mais qu’est-ce qui fait vraiment plaisir dans cette fête quand on n’est plus enfant ? Je ne célèbre même pas la naissance d’un petit bonhomme qui va marquer l’histoire (celui-là je lui rends hommage à ma façon et dans d’autres circonstances !)

 

Où est-il alors le cadeau ?

 

Ce matin du 24 décembre je regarde le soleil qui se lève plus tard que tous les autres jours de l’année et je comprends la vraie joie que devaient ressentir les humains d’une autre époque qui avaient craint que cet astre, source de vie, ne tombe définitivement dans les ténèbres. Ce cadeau-là devait les ravir à un degré bien plus profond qu’une Nintendo switch… 

 

Revenir à la simplicité et l’intensité dans le vivant lui-même. C’est ce que je cherche. Sans le tuer pour le mettre sur la table et le manger sans faim. L’émerveillement n’est plus derrière le papier brillant mais derrière le voile de nos conditionnements. Et peut-être que là, en cherchant bien, le père Noël nous y attend encore avec le doux rêve de nous voir enfin réjouis ?

 

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